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#1 23-05-2012 17:37:24

Freedom
Membre

HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Suite à un fil sur ce forum qui est à mon avis été écrit avec un manque total de connaissance sur le grand pianiste Canadien Glenn Gould, cela m'a motivé à vous présenter une suite de textes que j'ai écrit sur le forum Organographia en 2010.
Donc, j'espère que mes écrits vous aideront à le découvrir un peu plus...

Ce ne sont ici que des extraits, car je ne veux pas trop alourdir le fil, mais n'hésitez pas à me poser des questions ou à exprimer votre pensée.


---------------------------------------------------


GLENN GOULD

Ce musicien a fortement influencé mes premières années de musicien. On remonte à 1984. Ici, mon endoctrinement au fort mouvement néo-baroque est déjà commencé. Tant au niveau de la facture que de l'interprétation.
Pour moi, c'est le seul chemin possible pour accéder à l'absolu Bachien.
Je suis ce qu'on appelle un puriste.

Étant déjà claveciniste-organiste, je reçois un jour un pianiste qui me présente Glenn Gould en tant que personne, et aussi en tant que musicien. J'insiste sur la personne, car contrairement à certains autres musiciens, on ne peut ignorer sa personnalité.

Depuis que je connais Gould, je réalise que l'essentiel de Bach est plus fort que tous les carcans que nous rencontrons dans notre vie. Depuis ce temps, je ne suis plus un puriste.



LA DÉCOUVERTE

Ce pianiste me fait entendre sur vinyle les Goldberg. le Clavier bien tempéré, etc. Je suis profondément bouleversé. Je venais pour la première fois de ma vie remarquer l'existence du piano. Encore aujourd'hui, je n'ai jamais réussi à comprendre ce qu'il fait avec un piano. Il ne joue pas du piano; il touche le clavecin ou l'orgue SUR UN PIANO et à sa façon. Il déforme le style, massacre le rythme, change même des mesures, bref, il nous conduit dans une expérience quasi-mystique, et qui vaut la peine d'être vécu. Il a déjà avoué que lorsqu'il a découvert Bach, il était trop tard, et qu'il ne pouvait plus remplacer le piano par le clavecin, à cause de ses doigts déjà formés.



PROVOCATEUR ET ANTI-CONFORMISTE

Gould se fiche des mouvements néo-baroques. Dans un de ses livres, il se moque et fait allusion aux professeurs d'orgue québécois et de leurs orgues "allemands". Pour lui, l'essentiel de Bach est plus loin que l'école baroque. Plus loin que tout. Par exemple, il préfère enregistrer l'Art de la Fugue sur un orgue Casavant électro-pneumatique harmonisé par Lawrence Phelps.

Gould est également contre toute règle. Il enregistre des oeuvres incomplètes, se permet des libertés, mais tout cela dans un cheminement clairement expliqué.



LA MACHINE HUMAINE

Gould est également un extrémiste. Il a été à la limite de la performance humaine en tant que vitesse et précision. En voici un exemple de cette gigue extrait d'une Partita
http://www.youtube.com/watch?v=oyJUnZmW … 1&index=23



L'ART DE LA FUGUE

Gould consacre pratiquement toute sa vie pour l'Art de la Fugue. Il en parle dans plusieurs de ses livres, et nous ouvre les yeux comme aucun musicologue a réussi à le faire.



LE CLOWN

La personnalité de Gould est curieuse et intéressante. Il a animé des émissions à la télé de Radio-canada sur sa ville de Toronto, a fait des pièces de théâtre en se déguisant sous plusieurs personnages, à fait des émissions à la radio sur le pôle Nord, il s'habillait comme un clochard, il pouvait parler de n'importe quel sujet avec passion et avec un grand sens de l'humour.



GOULD LE COMPOSITEUR

Gould avait un projet de carrière, c'était de composer pour arrêter de se "prostituer" comme interprète, comme il écrit dans ces termes à quelques reprises.
Dans les faits, sa carrière de compositeur est un échec. Mais il composa une fugue pour une occasion que l'on pourrait qualifier de "pédagogique"

La fugue est "So You Want To Write a Fugue"
C'est en fait une sorte de plaisanterie, mais qui est en même temps un sérieux avertissement aux compositeurs.

Cette fugue d'école rappelle JS Bach, mais elle dérive sur une sorte d'écriture à la Schoenberg.

C'est du grand Gould, propre à son sens de l'humour et à son talent

http://www.youtube.com/watch?v=QZM4yxbE0ZE




ENREGISTREMENTS

Gould a innové en plaçant directement des micros dans des endroits stratégiques près de la table d'harmonie. Il a fortement impressionné certains techniciens de la CBC de Toronto. Ce système a donc été retenu par la CBC (Radio-Canada anglophone).



LE BANC

Sa chaise (qui se sert comme banc) est légendaire. Il a installé un système d'ajustement de hauteur sur chaque patte. Avant l'interprétation d'une oeuvre, il ajuste la chaise pour qu'elle puisse pencher vers la gauche ou droite pour que son jeu de main soit plus ergonomique. C'est le seul pianiste au monde qui a fait cela, et probablement le dernier...




GOULD L'ORGANISTE

Tout comme sa mère, Gould est organiste depuis son enfance. Il a étudié l'orgue parallèlement au piano au Conservatoire de Toronto. Mais on l'a oublié à cause de sa carrière de pianiste de réputation mondiale, et parce-qu'il n'a enregistré qu'une version incomplète de l'Art de la Fugue, sur 2 orgues différents, dont le Casavant de All Saints' Kingsway Anglican Church à Toronto. (détruit par le feu en 1966)

Phrasé détaché, rythme précis et rigoureux, et une coloration complètement Gould !

Contrapunctus 9
http://www.youtube.com/watch?v=x2laWvmPqOY

Contrapunctus 8: un de mes préférés
http://www.youtube.com/watch?v=oRpnpzXkG_8




IMPROVISATION

Gould a écrit qu'il n'existe plus d'improvisateurs à l'orgue, car il n'existe plus d'organistes compositeurs. Cela va de pair. Les organistes contemporains ne font que de l'acrobatie de haute voltige afin de masquer leur handicape à ne pas faire un développement contrapuntique avec plans et modulations valables.

Les organistes, tout comme les illusionnistes, ont développé l'art du faux, de donner l'impression au public de quelque chose d'inexistant.



EN CONCLUSION

J'ai à peu près tout vu et lu ses livres. Mon seul drame est de ne pas l'avoir rencontré, cela aurait été facile géographiquement, mais je l'ai découvert à 20 ans, en 1984, et il était déjà mort depuis 2 ans.

Gould n'est pas une référence pour J.S. Bach, et ce n'est pas un défaut. Je persiste et je signe. Cela ne m'empêche pas de le considérer comme le plus grand pianiste de l'histoire pour l'interprétation de J.S. Bach. Remarquez ici qu'on parle de J.S. Bach. Gould est une référence pour Beethoven entre autre; je tiens à ne pas faire de confusion. Pour moi, le mot référence a un sens de responsabilité pédagogique.
Plusieurs musiciens font du n'importe quoi avec J.S. Bach. Soit par prétention ou par amusement. Et je déteste la médiocrité. Je suis à la fois très ouvert sur les champs expérimentaux, mais j'exige de la rigueur et un fondement dans la démarche.

Gould a désobéi à toutes les règles de la musique baroque pour son oeuvre. (Écoutez Haendel joué au clavecin par Gould; vous allez comprendre que nous sommes très loin de Leonhardt !) http://www.youtube.com/watch?v=kbjTBhNoClM

Il serait dangereux de considérer Gould comme une référence à Bach.
Gould est Gould, et il faut le faire découvrir au monde comme un génie (un journaliste de la CBC l'a même décrit comme un "provocateur de génie", ce qui est à mon avis un bon terme!). Mais nous avons la responsabilité de ne pas faire de confusion à *l'art baroque. Ce n'est pas parce-que nous avons perdu les fondements de l'école baroque que nous devons commencer à donner des références sans fondements crédibles.

Faire découvrir Gould au jeunes? excellent. Mais nous avons le devoir AVANT TOUT de transmettre notre savoir sur l'art baroque. Walcha est une référence, Leonhardt, etc. Bach est avant tout fait pour être joué sur un orgue Casparini, et non un piano Steinway. Faisons notre devoir de pédagogue pour éviter la confusion aux générations futures.

*Art baroque: tempéraments anciens, instruments anciens, phrasés, contrepoint, orchestration baroque, registration, etc.



STATUE DE GOULD EN FACE DE LA MAISON DE RADIO-CANADA À TORONTO


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Dernière modification par Freedom (23-05-2012 20:09:19)


O let me weep, for ever weep, My Eyes no more shall welcome Sleep; I'll hide me from the sight of Day, And sigh, and sigh my Soul away. She's gone, she's gone, her loss deplore; And I shall never see her more.
Henry Purcell 1659-1695

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#2 23-05-2012 19:32:05

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

de la provocation ! 

mais rappelons l'avis de Gustav Leonhardt :  "totalement opposé de l'esprit du compositeur, absolument pas musical , humiliant pour Bach" .


"L'image que nous savons inexacte reste parfois plus forte que la vérité que nous n'ignorons pas."  Philippe Beaussant

"Quand on a des opinions courantes on les laisse courir"  J. Barbey d'Aurevilly

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#3 23-05-2012 19:32:42

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

tout est dit en une ligne !


"L'image que nous savons inexacte reste parfois plus forte que la vérité que nous n'ignorons pas."  Philippe Beaussant

"Quand on a des opinions courantes on les laisse courir"  J. Barbey d'Aurevilly

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#4 23-05-2012 19:47:36

administrateur
Site Admin

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Je crois que l'on a compris que "Louis Couperin" n'apprécie pas G. Gould, maintenant il peut permettre à d'autres de s'exprimer...

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#5 23-05-2012 20:00:58

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Qu'un Gould ait existé, cela n'a rien d'aberrant, c'est même dans la logique de l'histoire (égocentrisme poussé à son paroxysme + syndrome d'Asperger), d'autant que cette vision déformante de Bach (entre autres) au-delà de la limite de la souillure avait été inauguré bien avant lui par Rosalyn Tureck, et Gould n'avait plus qu'à explorer le filon inépuisable de la provocation interprétative. Ce qui est déplorable, c'est la fascination exercée pour sa personne, ce culte insensé, démentiel, presque fascisant, pour l'image savamment élaborée, au détriment du moindre jugement réfléchi sur sa manière de jouer. Je ne rie pas aux éclats comme Louis Couperin quand j'entends Gould dans Bach, sur son piano, à l'orgue ou sur un clavecin, je suis blessé au plus profond de mon être,véritablement, affligé de tant d'horreurs pédantes et onaniques; reste la technique, c'est bien peu de chose. Il en aurait eu un peu moins, cela aurait même pu être plus intéressant. Je me console facilement, heureusement, en écoutant La Leçon de Musique de Scott Ross, quand il fait brièvement référence à Gould, où en l'espace d'une minute à peine, avec les premères mesures du 1er prélude du premier livre du Clavier Bien Tempéré, montre de façon définitive et avec une malice toute "rossienne" les aberrations fallacieuses de Gould. Une autre anecdote, jouissive d'esprit de répartie, avec Bernstein; Gould se plaignant sans cesse que sa chaise était trop haute de deux centimètre, refusait de jouer. Au bout d'un temps et d'interminables palabres très diplomates pour que le Prince daigne accepter de jouer malgré tout, Bernstein lui dit élégamment: "si je vous botte suffisamment le derrière, je pense que vous serez enfin à la bonne hauteur".

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#6 23-05-2012 20:26:31

Freedom
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

ombreserrantes a écrit :

Qu'un Gould ait existé, cela n'a rien d'aberrant, c'est même dans la logique de l'histoire (égocentrisme poussé à son paroxysme + syndrome d'Asperger), d'autant que cette vision déformante de Bach (entre autres) au-delà de la limite de la souillure avait été inauguré bien avant lui par Rosalyn Tureck, et Gould n'avait plus qu'à explorer le filon inépuisable de la provocation interprétative. Ce qui est déplorable, c'est la fascination exercée pour sa personne, ce culte insensé, démentiel, presque fascisant, pour l'image savamment élaborée, au détriment du moindre jugement réfléchi sur sa manière de jouer. Je ne rie pas aux éclats comme Louis Couperin quand j'entends Gould dans Bach, sur son piano, à l'orgue ou sur un clavecin, je suis blessé au plus profond de mon être,véritablement, affligé de tant d'horreurs pédantes et onaniques; reste la technique, c'est bien peu de chose. Il en aurait eu un peu moins, cela aurait même pu être plus intéressant. Je me console facilement, heureusement, en écoutant La Leçon de Musique de Scott Ross, quand il fait brièvement référence à Gould, où en l'espace d'une minute à peine, avec les premères mesures du 1er prélude du premier livre du Clavier Bien Tempéré, montre de façon définitive et avec une malice toute "rossienne" les aberrations fallacieuses de Gould. Une autre anecdote, jouissive d'esprit de répartie, avec Bernstein; Gould se plaignant sans cesse que sa chaise était trop haute de deux centimètre, refusait de jouer. Au bout d'un temps et d'interminables palabres très diplomates pour que le Prince daigne accepter de jouer malgré tout, Bernstein lui dit élégamment: "si je vous botte suffisamment le derrière, je pense que vous serez enfin à la bonne hauteur".

Merci de votre opinion que je respecte soit dit en passant...

Gould n'est comparable à personne d'autre, et surtout pas à Scott Ross. Je connais bien l'enseignement de Ross, l'ayant connu à l'Université Laval à Québec. 

Gould, on aime ou on déteste, mais le piège à éviter est de le comparer à l'école baroque.
Nous sommes tous des passionnés du baroque sur ce forum, moi le premier... alors il faut sortir de ce contexte et découvrir l'universalité de Bach.

Mais je constate que les Français en général ont plus de difficulté à s'ouvrir sur Gould à comparer aux autres nations comme les États-Unis, le Japon, l'Australie, l'Angleterre, la Russie, le Canada, la Belgique, etc.

Dernière modification par Freedom (23-05-2012 21:50:05)


O let me weep, for ever weep, My Eyes no more shall welcome Sleep; I'll hide me from the sight of Day, And sigh, and sigh my Soul away. She's gone, she's gone, her loss deplore; And I shall never see her more.
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#7 23-05-2012 21:12:52

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

je ne compare aucunement des personnalités, j'exposais le plus simplement du monde une anecdote philologique que Ross avait explicité à l'un de ses élèves à la Villa Médicis au seuil de son existence, et qui est plus parlante à  mon sens qu'un déchaînement de haine et de mépris pour Gould; nous sommes ici pour parler d'instruments, de musique, et non pour dresser un bûcher ou encenser tel ou tel interprète en tant qu'individu, du moins, c'est ce que je souhaiterais sur ce forum qui glisse trop souvent vers le règlement de compte stérile. Quant à la reconnaissance de Gould dans tel ou tel coin du globe, permettez de vous préciser que la dévotion ignore les frontières, et que ce n'est pas un argument valable pour crédibiliser ce pianiste qui a fait davantage de mal que de bien aux compositeurs qui finissaient sous ses doigts. Je respecte votre admiration, au-delà de toute école baroque ou autre. Et je comprends votre réaction face à un certain acharnement pour Gould ici. Je tentais humblement de modérer des avis tranchés en argumentant, même si je ne tolère pas ce que ce pianiste a fait de Bach. D'après Gould, Mozart est mort trop tard, c'est le seul point commun qu'il partage avec Wolfgang.

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#8 23-05-2012 21:47:50

Freedom
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

ombreserrantes a écrit :

je ne compare aucunement des personnalités, j'exposais le plus simplement du monde une anecdote philologique que Ross avait explicité à l'un de ses élèves à la Villa Médicis au seuil de son existence, et qui est plus parlante à  mon sens qu'un déchaînement de haine et de mépris pour Gould; nous sommes ici pour parler d'instruments, de musique, et non pour dresser un bûcher ou encenser tel ou tel interprète en tant qu'individu, du moins, c'est ce que je souhaiterais sur ce forum qui glisse trop souvent vers le règlement de compte stérile. Quant à la reconnaissance de Gould dans tel ou tel coin du globe, permettez de vous préciser que la dévotion ignore les frontières, et que ce n'est pas un argument valable pour crédibiliser ce pianiste qui a fait davantage de mal que de bien aux compositeurs qui finissaient sous ses doigts. Je respecte votre admiration, au-delà de toute école baroque ou autre. Et je comprends votre réaction face à un certain acharnement pour Gould ici. Je tentais humblement de modérer des avis tranchés en argumentant, même si je ne tolère pas ce que ce pianiste a fait de Bach. D'après Gould, Mozart est mort trop tard, c'est le seul point commun qu'il partage avec Wolfgang.

Un jour que je conversais avec un Français, j'ai prononcé le nom d'un acteur américain. Je l'ai prononcé en langue anglaise et avec l'accent américain, tout comme le font les Québécois. Soudain, le Français est devenu un brin agressif en me disant "Arrêtez de prononcer les noms propres comme les américains; quelle prétention de votre part!"
J'ai trouvé cela intéressant, car au Québec, lorsqu'on prononce le nom d'un acteur américain à la Française, on le trouve d'une prétention extrême!
Je vous donne cet exemple, car nous sommes issues de 2 cultures opposées: des choses que vous trouvez prétentieuses sont le contraire pour nous, et vice versa.
Même chose pour l'égocentrisme que vous voyez dans Gould; en Amérique il est perçu pour être le moins égocentrique de sa génération!

Il est donc normal de se trouver un peu étrange mutuellement...

Je n'essaye pas de vous faire aimer Gould, mais plutôt de vous expliquer un peu son cheminement musical.

Il y a des carcans partout sur tous les forums. Ici, on ne parle que de Ross ou Leonhardt. Il y a pourtant tellement d'autres clavecinistes tout aussi intéressants...

Dernière modification par Freedom (23-05-2012 21:58:02)


O let me weep, for ever weep, My Eyes no more shall welcome Sleep; I'll hide me from the sight of Day, And sigh, and sigh my Soul away. She's gone, she's gone, her loss deplore; And I shall never see her more.
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#9 23-05-2012 23:46:04

Musicophile
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Merci de ce post!

Glenn Gould a été pour moi une révélation de la musique, il transmet de façon si claire et directe l'essence, la structure des pièces qu'il interprète. Souvent, écoutant pour la première fois son interprétation d'un morceau que je connaissais déjà sous d'autres mains, j'ai re-découvert la musique en question. Beethoven, Strauss, Bach bien sûr. Même certaines pièces de Mozart!

Cela ne m'empêche pas de savourer d'autres musiciens bien différents, pour ne parler que de pianistes, Perahia, Lupu,  Ciccolini...
S'il vous plait, pas de sectarisme, dites "Gould, ou X, ou Y..., je n'aime pas" mais pas "c'est null, c'est ridicule", voire pire. En particulier, M Couperin, vos posts me blessent, car vous semblez mépriser ce qui m'extasie. 

Amicalement et musicalement

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#10 24-05-2012 13:05:26

Richard E.
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Il est bon de polémiquer un peu de temps en temps mais ici, quel déchaînement sur ce pauvre Glenn Gould?

Pour calmer les esprits:

En art, c'est presque toujours celui qui aime sincèrement une oeuvre ou un artiste, qui a raison contre celui qui n'aime pas. 

Les artistes méritent le respect, pourquoi pas Glenn Gould?

Ne soyons pas non plus fanatiques;: parfois Gould se trompe : Allemande de la suite française en Mib Majeur: trop rapide, complètement défigurée. Il perd énormément de la substance de la pièce. D'autres fois il est sublime: Variation n°13, de 1981.

Son clavier bien tempéré est très inégal, mais les fugues sont limpides.

Il faut éviter la haine stupide mais aussi la vénération inconditionnelle. Comme tout génie (sauf Bach) il a eu ses faiblesses !


"Ohne Musik wäre das Leben ein Irrtum." - Friedrich N.

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#11 24-05-2012 18:06:52

herisson
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Très bien dit... c'est bien d'avoir un peu d'ouverture sur ce forum... combien de musiciens actuels  qui pronent la vérité historique  seront oubliés ??

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#12 30-05-2012 18:47:00

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

c'est sur qu on risque pas d oublier le gugus , les ayants droits rééditent ses disques tous les 3 mois ......   sans ça il y a longtemps qu on aurait oublié ce "phénomène"....


"L'image que nous savons inexacte reste parfois plus forte que la vérité que nous n'ignorons pas."  Philippe Beaussant

"Quand on a des opinions courantes on les laisse courir"  J. Barbey d'Aurevilly

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#13 30-05-2012 18:48:27

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

celà dit c'est un hors sujet sur ce site qui n est pas "piano en France" !


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#14 30-05-2012 18:48:59

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

j'ouvre donc un fil sur la cornemuse ....


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#15 30-05-2012 18:51:46

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

H E R E T I Q U E S    !!!!


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#16 31-05-2012 04:54:40

Freedom
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Administrateur dixit:


"Je crois que l'on a compris que "Louis Couperin" n'apprécie pas G. Gould, maintenant il peut permettre à d'autres de s'exprimer..."


Alors, pourquoi vous entêter à saboter mon fil?

Dernière modification par Freedom (31-05-2012 04:57:47)


O let me weep, for ever weep, My Eyes no more shall welcome Sleep; I'll hide me from the sight of Day, And sigh, and sigh my Soul away. She's gone, she's gone, her loss deplore; And I shall never see her more.
Henry Purcell 1659-1695

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#17 02-06-2012 11:52:05

Jean-Pierre
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Glenne Gould a touché aussi le clavecin ! La preuve :
http://www.youtube.com/watch?v=SBXO7cNi20k


"Riccho son d'oro et riccho son di suono, non mi sonar si tu non ha del buono"

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#18 02-06-2012 14:49:51

Freedom
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Jean-Pierre a écrit :

Glenne Gould a touché aussi le clavecin ! La preuve :
http://www.youtube.com/watch?v=SBXO7cNi20k

C'est un clavecin moderne, et je crois c'est un Wittmayer


Gould n'est pas claveciniste, par contre, il avait une solide formation d'organiste depuis son enfance, mais il a fait très peu d'enregistrement sur l'orgue

Dernière modification par Freedom (02-06-2012 17:16:56)


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#19 02-06-2012 16:13:39

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

il aurait mieux fait de ne rien faire !!!!     

et vous appelez cette chose un clavecin ????????????????????


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#20 02-06-2012 16:20:37

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

"totalement opposé de l'esprit du compositeur, absolument pas musical , humiliant pour Bach" .

G. Leonhardt à propos de Gould


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#21 02-06-2012 17:01:50

Musicophile
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Monsieur Louis Couperin,
Vous avez déjà écrit ces mêmes phases plus haut dans le même post.
Puisque vous aimez les citations de M  Leonhardt, en voici une extraite d'une interview de 1999 : "Il ne faut pas croire que son propre jugement soit le seul."
Si vous voulez vérifier la source, voici le lien : http://weltkunst.blogspot.fr/2012/01/en … -1999.html
Cordialement

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#22 02-06-2012 17:21:06

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

il a raison !


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"Quand on a des opinions courantes on les laisse courir"  J. Barbey d'Aurevilly

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#23 02-06-2012 17:22:00

Freedom
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Louis Couperin a écrit :

"totalement opposé de l'esprit du compositeur, absolument pas musical , humiliant pour Bach" .

G. Leonhardt à propos de Gould

De plus, Gould est Canadien, il est donc un barbare. Ce n'est pas moi qui le dit; c'est Brigitte Bardot

Si si! wink

Dernière modification par Freedom (02-06-2012 17:22:56)


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#24 02-06-2012 17:27:24

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

un anglais ! pouah beurk !!! et autiste en plus !


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#25 02-06-2012 17:34:09

Freedom
Membre

Re : HOMMAGE À GLENN GOULD 1932-1982

Louis Couperin a écrit :

"totalement opposé de l'esprit du compositeur, absolument pas musical , humiliant pour Bach" .

G. Leonhardt à propos de Gould

Vous exprimez souvent la pensée des autres par du copier-coller, mais il serait intéressant si vous développiez votre pensée (et non celle des autres) plus souvent


Leonhardt ne détient pas la vérité absolue; de grâce ne tombez pas dans l'idolâtrie démesurée!


Au sujet de votre signature sur un texte de Beaussant; je me demande sincèrement si vous comprenez vraiment son message.

Dernière modification par Freedom (02-06-2012 17:37:17)


O let me weep, for ever weep, My Eyes no more shall welcome Sleep; I'll hide me from the sight of Day, And sigh, and sigh my Soul away. She's gone, she's gone, her loss deplore; And I shall never see her more.
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