Blandine Verlet nous a quitté juste avant la fin de l’année 2018, le dimanche 30 décembre.

Blandine Verlet , © Nicolas Maslowski


Enfant, j’ai entendu par accident - mais « en vrai » - le son du clavecin.
Un monde neuf s’ouvrit à moi
Féerique
Magique.


Cinquante ans après, je garde la sensation d’un émerveillement- ruisselant comme une giboulée.


Cheminant dans les musiques, cet instrument s’imposa peu à peu comme une juste passerelle de mes mains - volontaires pour tisser du rêve - , aux musiques de mes rêves


François Couperin
Son oncle Louis
Froberger
Bach
Et quelques autres.


Quel génie du hasard
Quel goût de l’aventure teinté de masochisme, maintiendra de l’enfance à l’âge adulte un être humain dans ce long face-à-face avec un instrument ailé de forme - outil aussi curieux qu’utopique


Face à son échelle de sons immodulables
Quel que soit le système d’accord choisi.


L’enfant que je suis restée ne s’en lasse pas.


Pourtant c’est le violoncelle et sa couleur d’orage que je cherche dans les graves
C’est la direction d’orchestre qui m’a toujours fascinée
C’est de la chanson que j’ai la nostalgie.

Blandine Verlet (« L’Offrande Musicale », 2002)