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#1 Re : Le coin des élèves » Pièces en cours... » 22-05-2006 01:00:36

Mmmh, trop de musique française par ici, ça devient mal fréquenté ! Et buxtehude, böhm, lubeck, kuhnau, muffat alors !?! smile

A mon tour :
Storace : variations sur le cinque passi ; passacaille en ut maj.
Fresco : caprices
Bohm : partita de choral
Haendel : Sonate sib
D'Anglebert : extraits suite en ré mineur ; passacaille d'armide
Bach : fantaisie chromatique et fugue ; concerto italien

Notez qu'il y a de la musique française ! (C'est quand même ce qui apprend le mieux à jouer du clavecin...)

#2 Re : Divers » Prix » 17-02-2006 01:33:24

Bravo et bon courage ! LM est je crois une excelente prof. J'espère que ton année se déroule bien. BC avec Frédéric Michel ?
Pour moi tout va bien.
Bonne chance pour la suite ! A bientôt !

#3 Re : Divers » Basse continue » 17-02-2006 01:06:22

Chère Zéphire, tu me vois très flatté de cette estime que cependant je ne mérite pas plus qu'un autre.

Les traités de BC sont légion comme chacun sait. Pour exemple, rien qu'en france de 1600 à 1800, Fuzeau publie, dans ses compilations de traités, pas moins de 8 volumes d'importantes dimensions reproduisants l'ensemble des traités ou extraits de traités sur le sujet.

Je crois pour ma part qu'il faut distinguer les styles et prendre le ou les traités les plus remarquables pour chaque styles. Voici ma proposition, basée sur mon seul goût et donc discutable :

- première moitié 17e : Agazzari, Bianciardi, Praetorius (extrait des Syntagma Musicum)

- deuxième moitié 17e Allemagne : Muffat, Poglietti

- deuxième moitié 17e - 1730 Italie, style plein : Gasparini, Geminiani, MSR 01, P 120 (attr. Stradella)

- France : Saint-Lambert

- première moitié 18e Allemagne : Heinichen, Mattheson (Grosse GeneralBass-Schule ou quelque chose comme ça)

- première moitié 18e style quatre voix 3 + basse : Dandrieu, Telemann

- tardif (fin XVIIIe) : CPE Bach, Quantz (extrait du traité de flûte)


Voilà à mon sens l'essentiel.
A bientôt !

#4 Re : Le coin des élèves » méthode de continuo » 27-11-2005 11:28:51

Pour moi l'idéal : Méthode de JB Christensen Les fondements de la basse continue au XVIIIe siècle (Bärenreiter, dispo en allemand et en français). Excellente description par Clément. A++

#5 Re : Divers » Prix » 05-07-2005 21:35:28

FELICITATIONNNNNN chère Zéphire ! Belle réussite ! Pour ton entrée en classe de clavecin l'année prochaine, je ne me fais pas de souci pour toi : tu as l'air brillante et sérieuse ! Tiens-nous au courant en tout cas de tes concours et examens futurs !

La couperinette : ouai, foudra trouver un moment ! (quand j'aurai fini mes concerts et concours : j'enchaîne sur un stage, trois concerts et un concours jusqu'à fin septembre, avec le rentrée à Lyon début octobre, bref pas la joie!!!............Mais bon ça va la vie est belle !) Encore bravo à toi La Couperinette !

Bonne journée à toutes et tous ! smile

#7 Re : Divers » Prix » 09-06-2005 22:45:02

Médaille d'or de clavecin (= DEM) unanimité
CFEM Basse Continue Unanimité et Féloches
Premier prix perfectionnement de musique ancienne

Voilà...

#8 Le coin des élèves » Petite marmotte... » 10-05-2005 21:38:54

telemann
Réponses : 30

J'adore le mail de Catherine Zimmer (il est indiqué à la fin du post d'ouverture du sujet "Concerts équitables", section profs) :
petite.marmotte@libertysurf.fr !!

A nous de réagir, à ce sujet proposé par Mme Zimmer, élèves que nous sommes ! Qu'en pensez-vous ? Trouveriez-vous ça enrichissant ?

#9 Re : Divers » De la redécouverte de Johann David Heinichen (1683-1729) » 07-05-2005 22:16:16

Merci super beaucoup pour le lien, très intéressant (je n'avais jamais entendu parler de ça) smile)))))))

#11 Re : Divers » Prix » 10-04-2005 21:07:38

Ah il n'y avait pas de pièces à travailler à la maison ? Barsanti c'est qui ? Style vivaldi ? Ou corelli XVIIIème-sièclanisé ?

lool c'était pas gentil, ca...

oooh... jplaisantais... !

Pour la toccate de fresco, celle du deuxième livre est en une espèce de sol mineur mais se termine par une cadence plagale en ré majeur (celle du premier livre je ne la connais pas).

Eh oui, les éditions Darbellay c'est 192 Euros/pièce ! Bon, d'accord, c'est beau, bien relié, d'après les originaux, etc. Formidable, quoi ! Mais ça a brusquement augmenté en janvier 2004, passant d'environ 150 Euros au prix assez hallucinant que je mentionne ! Darbellay prétend que ce sont les serveurs et distributeurs qui sont à l'origine de ces coûts exhorbitants, mais la maison de la musique ancienne (paris) m'a affirmé que c'est l'éditeur qui a augmenté ses tarifs. De plus, Darbellay affirme qu'il n'est pas en mesure de les vendre au "coût éditeur" qu'il dit donc bien moins cher que le coût des distributeurs, français surtout selon ses dires, on se demande pourquoi... Bref, il faudrait qu'on commence à s'alarmer : jusqu'où ça va monter ? Darbellay sait très bien que ses éditions sont les meilleures et les seules vraiment fidèles (hormis les fac-similés, qu'il faut vraiment avoir envie de lire, avec les portées de 6 à 8 lignes...) et c'est une manière d'en profiter assez malhonnête je trouve.

Allez, à la prochaine !

#12 Re : Divers » le clavecin » 28-03-2005 21:36:51

Encore que............... ;-)

#13 Re : Divers » A la recherche d'un pièce pour clavecin et voix » 28-03-2005 21:35:24

Je vais essayer de même d'obtenir des infos, mais il ne doit pas y avoir énormément de choses pour cette formation. Je vous ferez part de mes résultats (si y en a) d'ici quelques jours. A+

#14 Re : Le coin des élèves » Chers élèves » 25-03-2005 15:00:46

Entièrement d'accord, je ne crois pas que personne ici ne songeait à considérer ça comme une forme de sectarisme (ou alors au 35e degré) !

#15 Re : Divers » A la recherche d'un pièce pour clavecin et voix » 23-03-2005 23:19:37

Malheureusement nous ne connaissons pas beucoup d'oeuvres comtemporaines pour clavecin et voix haute.

S'agit-il de musique du XXe siècle ?

#16 Le coin des élèves » Chers élèves » 17-03-2005 23:36:36

telemann
Réponses : 36

Chers confrères élèves,

ne trouvez-vous pas que cette organisation en section "professeurs" et section "élèves" est profondément dévalorisante pour les "élèves" ?

Vinc.

PS au(x) modérateur(s) : Je plaisante bien sûr ;-)

#17 Re : Divers » De la redécouverte de Johann David Heinichen (1683-1729) » 27-02-2005 23:29:54

Mes excuses, en tout début de mon intervention, je fais mention du traité "de composition", il s'agit en vérité du traité de basse continue (j'ai dû faire un lapsus : le titre allemand est "der general-bass in der composition"). Désolé !

#18 Divers » De la redécouverte de Johann David Heinichen (1683-1729) » 26-02-2005 23:33:45

telemann
Réponses : 30

Johann-david Heinichen, en plus d'être auteur du très fameux traité de composition que l'on connait (1711 puis version déf. 1729), qui constitue l'une des sources les plus importantes pour l'étude de la basse continue allemande de l'époque de Bach avec les traités similaires de Johann Mattheson, est une figure particulièrement importante de son vivant, dont la diversités des talents et la réussite sociale et professionnelle peuvent constituer certains éléments de réflexion par rapport à sa célébrité au XVIIIe siècle. Son oubli, à l'instard de ceux de Telemann ou (plus encore) Graupner, peut paraitre injustement et son oeuvre semble mériter une redécouverte qui, bien qu'engagée par Reinhardt Goebel et Musiqua Antiqua Köln (vers 1984 je crois), avance à vitesse d'escargot. Comme souvent, la bonne vieille image du compositeur-artisan écrasé par le génie de Bach altère profondément la redécouverte de Heinichen. Si Telemann est à présent bien reconnu, certains autres, aux nombre desquels Christoph Graupner, sont bien dans l'ombre - sans doute en raison d'une production bien trop importante et d'un petit nombre de chefs-d'oeuvres en son sein (mais qui méritent peut être quand même d'être reconnus comme tels - ex. le magnificat de Graupner, qui a battu Bach lors du premier concours de Leipzig en 1722). Cependant, bien nombreux sont ceux qui, sans doute avec raison, affirment que l'immense majorité de cette musique ne mérite pas tant d'effort pour si peu de "qualité musicale". C'est pourquoi, disons-le tout net, Heinichen, c'est pas Graupner, c'est beaucoup mieux. Plus petite production, bien meilleure qualité (ce type n'était pas obligé de composer une cantate par dimanche, ce qui engendra, on le sait, 1 400 cantates chez Graupner et 1 700 chez Telemann), tant d'éléments qui, sans rapprocher le génie de Heinichen de celui de Bach, font qu'il mérite très certainement un intérêt plus important que celui qu'on lui montre à présent.

Johann David Heinichen occupait le poste de maître de chapelle de la Cour de Dresde. Cette cour exerçait une grande fascination sur les aristocrates allemands et européens de l'époque. On y menait une vie fastueuse dans un grand luxe (on la surnommait la Florence de l'Elbe à cause de sa situation près du fleuve). Le prince régnant au début du XVIII° siècle, Auguste II, était mécène et grand protecteur des arts. Il entretenait un orchestre réputé pour être un des meilleurs d'Europe (avec Pisendel, Quantz, Buffardin, Pantaléon Hebenstreit, Volumier, Richter, Veracini, Pezold, Ristori, et surtout Sylvius Weiss et Zelenka) et fit de sa cour un haut lieu artistique européen dans la lignée de Venise pour l'Italie et de Versailles pour la France.

On notera qu'aucun des compositeurs allemands du début du XVIIIe siècle les plus connus du grand public d'aujourd'hui (Bach, Telemann, Haendel, Graun) n'a exercé cependant une fonction à Dresde (peut-ête parce qu'ils faisaient passer leur métier de compositeur avant celui d'interprète, et car la place de compositeur de Dresde était occupée - par Heinichen).

Or, Heinichen semble être un compositeur très important et très apprécié en son temps. J'en veux pour preuve non seulement le fait qu'il était maître de chapelle à Dresde, poste comme on l'a vu très convoité, mais aussi quelques citations :
-    Charles Burney : « le Rameau de l'Allemagne »
-    Johann Scheibe : « la nature guide chacune de ses notes »
-    Johann Mattheson : « il ne compose pas simplement, il contemple et pense […] et montre au monde ce qu'est la connaissance », remarque qui prouve qu'il était également un théoricien et un phylosophe de la musique très apprécié à son époque.

Dans le lexique musical de Walther (1732), l'entrée de Heinichen occupe deux colonnes, alors que celle de Bach – pourtant cousin de Walther – ne fait que les deux tiers d'une colonne.

Mattheson invente en 1739 l'expression « les 3 H de la musique Allemande » pour désigner Haendel, Heinichen et Hasse, ce qui fait certainement écho aux « 3 B de la musique Allemande » dont parle l'organiste Fuhrmann en 1729, désignant Bach, Buxtehude et Bachelbel (!). Le « B » se prononçant presque comme le « P » (et inversement) dans certaines régions allemandes à l'époque, on pouvait donc écrire « Bachelbel » pour Pachelbel et « Pach » pour « Bach » (anecdote de Bach mentionné "Pach" à Arnstadt, je crois).

Comme Telemann, Graupner, et beaucoup d'autres, Heinichen, fils de savonniers et commerçants du bas-peuple, fait ses études musicales à Leipzig avec Kunhau et Schelle, ayant déjà, selon ses propres paroles, "composé et dirigé un grand nombre de musiques religieuses dans de petits villages de campagne". Heinichen et Graupner étaient alors les élèves les plus talentueux de Kuhnau, qui en fit ses assistants. Ils devaient copier et corriger une quantité considérable de musique, si bien que Heinichen écrira plus tard :

« à ce moment-là, j'étais si enthousiaste au sujet du contrepoint que je mangeais, buvais ou dormais à peine »

Après des études de droit à l'Université, il ouvre son cabinet à Weissenfels. En 1709 il décide de se consacrer uniquement à la composition et devient compositeur d'opéras pour l'Opéra de Leipzig. Malheureusement, la plus grande partie de ce qu'il a écrit pour cet opéra a été perdue à cause des tristes événements que l'on sait. Heinichen dirigeait alors le Collegium Musicum de Leipzig, fondé quelques années plus tôt par son ami Telemann, et trouva également le temps d'écrire la première version de son traité de Basse Continue, publié à Hambourg en 1711.

Il quitte Leipzig lors des invasions suédoises. Il va par la suite en Italie, où ses opéras sont plus applaudis que ceux de Georg-Frederic Haendel. Il rencontre le prince d'Anhalt-Coethen, pour qui il compose des cantates, et on suppose que c'est lui qui lui conseille d'employer Bach, ce que l'aristocrate allemand fit dès l'année suivante (1717). Cette même année, il se fait embaucher par le prince électeur de Dresde et roi de Pologne sur l'audition d'une cantate-surprise écrite pour son anniversaire. De cette date à sa mort, il est Kappel-meister à Dresde.

Bach s'est présenté pour sa succession (origine du Kyrie et du Gloria de la messe en si mineur) mais c'est Hasse qui a été choisi (on voulait un compositeur d'opéra).

Une de ses oeuvres a été attribuée longtemps par erreur à Bach (il s'agit du labyrinte musical). Je suis personnellement convaincu que le concerto en sol majeur publié comme "d'auteur original inconnu" transcrit pour clavecin par Bach, est de Heinichen. Son style cosmopolite germano-italien se teinte parfois très étrangement pour son époque : CPE Bach, style sévère du Vieux Bach, style Vivaldi, etc. Un professeur de culture musicale à qui je faisais écouter un Agnus Dei de Heinichen daté de 1729 (année de sa mort) m'a même avoué que ce style évoquait pour lui (elle, en l'occurence) celui de Rossini !

Heinichen semble être un compositeur moderne, qui, bien que rattaché pour l'essentiel de sa carrière à la Cour de Dresde, n'en resta pas moins très au courant des nouveaux stylistiques, n'hésitant pas à lui-même innover en prévoyant avec justesse un style musical à venir.

Célèbre et très apprécié en son temps, sa gloire s'est pourtant éteinte assez rapidement à sa mort, car bientôt sa musique n'était-elle peut-être plus au goût du jour et fut-elle enfermée dans les bibliothèque de château de Dresde où elle sommeille sans doute encore en grande partie.

Seuls une douzaine de CD's ont été enregistrés pour une œuvre aussi importante et d'une telle qualité. Actuellement et à ma connaissance, aucun opéra de Heinichen n'a été enregistré, et peut-être même représenté. Il paraitrait qu'une édition est parue ces dernières année - je n'en sais pas plus pour l'instant.

Cependant, la curiosité des interprètes, éveillée par les travaux des musicologues (malheureusement encore rares), ne cesse d'augmenter et nous pouvons espérer que bientôt, Heinichen soit reconnu comme un grand compositeur Allemand du Baroque finissant, peut-être pas au même titre que Bach, mais en tout cas à l'égal de Telemann ou de Carl-Philipp-Emmanuel Bach.

Son catalogue, établi par "Seibels" en 1913 par le docteur Seibel (qui porte étrangement le même nom que les indicatifs du catalogue qu'il a réalisé - on repère un cas analogue pour le catalogue de Mozart ;-) ) comporte 12 messes, 2 Requiem, 8 Magnificat, 3 Te Deum, 7 Lamentations (dont 4 de perdues), 4 litanies, 6 hymnes, 35 motets, 16 Cantates sacrées allemandes, 2 oratorios, 2 passions, ainsi que de nombreuses œuvres de dimensions plus modestes.

Seuls 8 opéras de Heinichen ont survécus, dont seulement 1, Flavio Crispo, a été composé à Dresde. Il faut ajouter à ses œuvres 6 sérénades vocales et 63 cantates profanes.

Concernant la musique instrumentale autre que concertante, Heinichen nous a laissé 5 sinfonias et 2 ouvertures pour orchestre.

Pour la musique de chambre, nous sont parvenus 7 sonates pour violon ou flûte solo, 9 sonates en trio, 4 sonates pour 3, 4 ou 5 parties, une Pastorale pour la nuit de Noël et diverses œuvres pour orgue et clavecin, dont la Fantaisie dans tous les tons majeurs et mineurs qui fut longtemps attribuée à Bach.

Notons que des découvertes sont encore possibles.

On connaît peu les élèves de Heinichen, à qui il a certainement destiné son ouvrage sur la Basse Continue. On sait qu'il a donné des leçons de composition à Graupner et certainement aussi à Frasch et Grünewald avant son voyage en Italie, et qu'alors qu'il était en poste à Dresde, il décerna son enseignement à Carl-Heinrich Graun. Parmi ses élèves à présent méconnus, sans doute très nombreux, citons Christoph Förster (1693-1745), compositeur presque tout à fait ignoré de nos jours, auteur d'une trentaine de cantates, d'une Messe, de 6 suites pour orchestre, de 18 symphonies, de 6 concertos, de 6 sonates pour violon et basse continue et d'autres pièces isolées.

Sa production pour orgue et clavecin est presque totalement inconnue (si quelqu'un en sait quelque chose, qu'il me fasse signe surtout !). Peut-on espérer en retrouver certaines pages dans le fond de Yale ?

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